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  • Photo du rédacteurBéatrice Bertieaux

une seule nuit et quelques gouttes de pluie suffisent à la vie

Une pensée qui leur vint d’on ne sait où, peut-être avec le vent d’été ou inopinément avec l'amour passant par-là, surpris par un cri fulgurant explosant en pluie fine sous le réverbère d’une nuit pas si spéciale que ça. Mais qui broyait le noir jusqu’au sang, jusqu’à ce que, dans un sursaut, leur vie qui rampait dans un ruisseau sanglant ouvrît les yeux sous la lumière blafarde d’un : « Mais où suis-je et qui êtes-vous ? »


L’espoir en pâture . Sur un cœur échevelé . Vent d’amnésie

Lui : Sa main, frêle et chaude, s’entrelaçait parfaitement dans la mienne. Comme si elle avait été créée pour moi. Cette sensation brisa tout net quelque chose en mon for intérieur, dans ce cœur que je croyais mort. C’était merveilleux et immédiatement, je sus, que je ne lâcherais plus cette main.

Elle : J'ai tant rêvé de ce qui me manquait, désiré ce que j'écrivais tout en ne supportant pas que l'on me dicte ce qui était bon ou pas pour moi. Un cœur sauvage, pas bien coiffé, dans une existence atrocement sage. Ou était-ce le monde qui l’était ? Et puis ma main dans la sienne.


Ni l’un ni l’autre ne s’étaient plus guère souciés de la vie, peut-être parce que, sans le savoir, ils avaient vécu sans y croire vraiment. Toutes ces années, ils avaient jeté leurs rêves en pâture.


Jusqu’à cette rencontre

quand l’élégance du désespoir

leur offrit l’inattendu

La politesse d'une nuit

Et des gouttes de pluie



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